Quelles protéines manger pendant et après un traitement contre le cancer ?

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Quelles protéines manger pendant et après un traitement contre le cancer ?

Aliments riches en protéines pendant et après un traitement contre le cancer

Pendant et après un cancer, un apport suffisant en protéines aide à préserver la masse musculaire, la force et l’état nutritionnel. Découvrez quelle quantité viser, quelles sources animales et végétales privilégier, et comment adapter les repas en fonction des effets secondaires des traitements.

Important : cet article est informatif et ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un diététicien spécialisé en oncologie. Les besoins doivent être adaptés en cas d’insuffisance rénale, de maladie hépatique, de dénutrition ou de perte de poids importante.

Pourquoi les protéines sont importantes pendant un cancer ?

Les protéines apportent les acides aminés nécessaires au maintien des muscles, des enzymes, des anticorps et de nombreux tissus. Pendant un cancer, l’inflammation, la baisse de l’appétit, la chimiothérapie, la radiothérapie ou la chirurgie peuvent favoriser une perte de poids et de masse musculaire.

Les recommandations européennes de nutrition en oncologie suggèrent généralement un apport supérieur à 1 g de protéines par kilogramme de poids corporel et par jour. Lorsque cela est possible et adapté à la situation clinique, l’objectif peut atteindre environ 1,5 g/kg/jour.

Consulter les recommandations ESPEN

Quelle quantité de protéines faut-il manger ?

La quantité dépend du poids, de l’âge, de l’activité physique, de la masse musculaire, de l’appétit, du type de cancer et des traitements reçus.

Poids Objectif minimal Cible renforcée possible
50 kg 50 g par jour 60 à 75 g par jour
60 kg 60 g par jour 72 à 90 g par jour
70 kg 70 g par jour 84 à 105 g par jour
80 kg 80 g par jour 96 à 120 g par jour
90 kg 90 g par jour 108 à 135 g par jour

Quelles protéines animales privilégier ?

Le poisson

Le poisson est une bonne source de protéines complètes. Les poissons gras comme la sardine, le maquereau, le hareng et le saumon apportent également des oméga-3. Les poissons blancs sont souvent faciles à digérer.

Les œufs

Les œufs sont pratiques et faciles à intégrer dans les repas. Deux œufs apportent généralement environ 12 à 14 g de protéines. Ils peuvent être préparés en omelette, brouillés, pochés ou incorporés dans une purée.

Les produits laitiers

Le lait, les yaourts, le fromage blanc, le skyr et les fromages peuvent aider à augmenter les apports protéiques. Un pot de skyr ou 150 à 200 g de fromage blanc peuvent apporter environ 12 à 20 g de protéines selon le produit.

La volaille

Le poulet et la dinde non transformés sont des sources pratiques de protéines. Une portion cuite de 100 à 120 g fournit généralement autour de 25 à 30 g de protéines.

La viande rouge

La viande rouge peut avoir une place modérée dans l’alimentation, mais elle ne doit pas être consommée à chaque repas. Les charcuteries, saucisses, bacon et viandes transformées doivent rester exceptionnels.

Voir les recommandations du World Cancer Research Fund

Quelle place pour les protéines végétales ?

Les protéines végétales ont toute leur place pendant et après les traitements. Les principales sources sont les lentilles, pois chiches, haricots, pois cassés, tofu, tempeh, soja, quinoa, sarrasin, noix et graines.

  • Lentilles et pois chiches.
  • Tofu, tempeh et protéines de soja.
  • Quinoa et sarrasin.
  • Noix, amandes et graines de courge.
  • Houmous et purées d’oléagineux.

En cas de diarrhée, de ballonnements ou de chirurgie digestive récente, les légumineuses peuvent être difficiles à tolérer. Il est alors préférable de commencer par de petites quantités ou des préparations mixées.

Exemple de journée riche en protéines

Petit-déjeuner

  • 200 g de skyr ou de fromage blanc.
  • Une tranche de pain complet.
  • Un fruit ou une compote.

Déjeuner

  • 120 g de poulet ou de poisson.
  • Des légumes bien cuits.
  • Du riz, du quinoa ou des pommes de terre.
  • Un yaourt ou un dessert lacté.

Dîner

  • Deux œufs ou une portion de tofu.
  • Une petite portion de lentilles corail si elles sont bien tolérées.
  • Des légumes cuits.
  • Un dessert lacté si nécessaire.

Comment adapter les protéines aux effets secondaires ?

En cas de nausées

Privilégiez de petites portions fréquentes, des aliments froids ou tièdes et des préparations peu odorantes : yaourt, fromage blanc, œufs, poisson froid ou volaille tendre.

En cas de mucite

Les préparations souples ou mixées peuvent être plus faciles à consommer : œufs brouillés, poisson mixé, purées enrichies, yaourts, fromage blanc ou tofu soyeux.

En cas de perte de poids

Il faut augmenter à la fois les protéines et l’énergie. Lorsque l’alimentation ne suffit pas, un diététicien ou l’équipe médicale peut proposer un complément nutritionnel oral.

À retenir

  • Les protéines contribuent au maintien de la masse musculaire.
  • Un repère général se situe au-dessus de 1 g/kg/jour.
  • La cible peut atteindre 1,5 g/kg/jour selon la situation.
  • Le poisson, les œufs, les produits laitiers et la volaille sont des sources intéressantes.
  • Les protéines végétales complètent utilement l’alimentation.
  • La viande rouge doit rester modérée et les charcuteries exceptionnelles.

Conclusion : pour une personne de 70 kg, un repère général peut se situer entre 70 et 105 g de protéines par jour. La quantité exacte doit toutefois être adaptée avec un professionnel de santé selon le traitement, l’état nutritionnel et les éventuelles maladies rénales ou hépatiques.

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